Les croyances anti-timidité

Affirmations positives

Vos croyances sont à l'origine de tout ce que vous êtes aujourd'hui. Toute création vient d'une pensée et les croyances sont simplement des pensées entretenues. Si vous pensez et si vous vous dites souvent que vous êtes nul, cela finira par devenir une croyance. Puis toutes les actions que vous entreprendrez iront dans le sens de cette croyance négative.
Les timides le sont parce qu'ils pensent en permanence qu'ils ne sont pas assez bien et qu'ils sont incapables. C'est pour cela qu'ils agissent comme de parfaits timides.

Vous connaissez sûrement la méthode Coué. Méthode fondée sur l'autosuggestion et qui consiste à se répéter plusieurs fois à voix haute des phrases positives et motivantes. Malheureusement, les timides sont les champions de l'utilisation de cette méthode. Ils utilisent cette force de l'autosuggestion de manière inconsciente et négative. Ce qui a pour effet de leur implanter des croyances paralysantes. Ils se disent par exemple constamment des phrases telles que : "je suis un bon à rien", "ils vont se moquer de moi", "je vais encore transpirer/rougir/bégayer", etc.

Donc à présent, renversez la tendance et décidez consciemment d'utiliser cet outil pour vous créer de meilleures croyances. Répétez-vous plutôt des phrases positives et motivantes telles que : "ma confiance en moi se renforce", "je suis libre du regard des autres", "je m'exprime librement". Créez-vous une autosuggestion positive et répétez-la 10 à 20 fois, trois fois par jour. Vous verrez, à force de vous les répéter vous finirez par y croire.


La visualisation positive

Il y a deux choses importantes à comprendre :

  1. L’imagination a un tel pouvoir qu’elle vient toujours à bout de la volonté. Aussi forte et aussi puissante soit-elle.
  2. Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et imaginaire.


L’imagination a un tel pouvoir qu’elle vient toujours à bout de la volonté.

Posez une planche de 20 cm de large et de 10 mètres de long à 30 cm du sol et traversez-la en marchant dessus d’un bout à l’autre. Facile et réalisable par tous, n’est-ce pas ?
Posez à présent cette même planche à 20 mètres de hauteur, entre 2 immeubles et traversez-la de la même façon. L’exercice est beaucoup plus difficile et pourtant, c’est la même planche.

Vous avez facilement traversé lorsqu’elle était posée sur le sol ! Alors, qu’est ce qui  fait la différence ? C’est l’imagination ! Dans le 2ème cas, il est très probable que vous vous soyez imaginé en train de tomber, alors que dans le 1er exemple, vous n’aviez sûrement pas pensé à la chute.
Dans notre exemple on voit bien que même si vous y mettiez toute votre volonté, le fait de vous voir en pensée en train de tomber, vous rend incapable de faire un seul pas. Votre imagination a triomphé de votre volonté.

Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et imaginaire.

Vous connaissez peut-être l’histoire de cet ouvrier accidentellement enfermé dans une chambre froide et écrivant, sur les murs de celle-ci, sa lente et glaciale agonie. Or, il s’est révélé que le frigo était débranché ! 
Persuadé au plus haut point qu’il avait été enfermé dans une chambre froide en fonctionnement, son corps tout entier en a manifesté les symptômes jusqu’à ce qu’il meurt.

Mais qu’en dit la science ? Les expériences menées en neurosciences ont démontré que les zones du cerveau activées en visualisation sont les mêmes que les zones activées face au stimulus réel. 

La visualisation est une technique très utilisée dans le monde sportif de haut niveau. Par exemple, l’athlète va jouer et rejouer des séquences dans sa tête, telles que : un mouvement, un geste technique, ou une performance.
En répétant mentalement plusieurs fois les mêmes images, il augmentera sa confiance en lui, sa rapidité d’exécution et sa prise de décision une fois dans l’action. 

Car comme on l'a vu, le cerveau humain ne fait pas la différence entre une expérience réelle et une expérience imaginée. Les deux sont aussi vraies pour lui. Donc, lorsque l'athlète répète 200 fois le même geste technique dans sa tête, son cerveau croit qu’il vient de faire 200 vraies répétitions. Cela laisse une empreinte dans son cerveau et lorsqu'il exécutera ce geste en situation réelle de compétition, ce sera plus facile et plus fluide.


Visualisation anti-timidité

Maintenant passons à la pratique : représentez-vous mentalement dans une situation où votre timidité vous handicape, comme par exemple parler en public, aborder un inconnu, etc. Puis imaginez-vous agissant avec confiance et assurance, tout en ressentant toutes les émotions et les sensations qui y sont associées.
Attention, il ne s’agit donc pas simplement de l’aspect visuel des choses, mais vous devez véritablement y intégrer tous vos sens, qu’il s’agisse du visuel, de l’auditif, du toucher, de l’aspect olfactif comme gustatif. 

Faites cet exercice deux fois par jour. Le mieux est de le faire le matin au réveil et le soir juste avant d'aller se coucher. Vous vous apercevrez avec surprise que lorsque vous vous retrouverez réellement dans les situations redoutées, vous serez plus à l'aise et vous comporterez exactement comme dans vos visualisations.


Alors, ne passez plus à côté de ces outils formidablement efficaces que sont la visualisation et l'affirmation positive. Car grâce à eux vous allez faire un pas de géant vers votre objectif de vaincre la timidité. 

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